Toi qui puise ta force de la terre nourricière
Dont les pas invisibles de rosée sont nacrés
Mais dont l’ire sévère pulvérise la pierre.
La Mère magnifique te donne sa puissance.
L’étincelant triskèle prend vie de sur ton front.
Près de l’eau qui ruisselle abonde ton engeance,
Déclamant tes louanges en courant sur ton tronc.
Ta voix aussi légère que les feuilles qui bruissent
Apporte la sagesse d’une époque lointaine.
Sauge et mandragore dans ton chaudron s’unissent,
Et donnent à tes enfants une transe sereine.
Nous suivons tes élans guidés par l’aubépine
Sans jamais nous blesser, caressés par la ronce.
Sur les sentiers bercés de douceur angevine,
Charmés par le silence nul maux ne se prononcent
Bénis par la fortune
Le grand cerf bienveillant
Salue le clair de lune
Où brillent mille quartz blancs.
En effleurant ta sève
S’embrase le bétyle,
Et l’aube enfin se lève
Pour une ode à la vie.
| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
on en dit quoi?(com)