Lundi 3 novembre 2008
1
03
11
2008
00:59

Allongée sur la mousse, au cœur d’un bosquet
Tel une offrande
couchée au creux d’un péristyle
Les yeux mi-clos
suppliante d’être dévorée
Et qu’en moi
doucement sa semence se distille
Je me laissait
aller, frémissante et ouverte
A cette entité que
j’attendais de mes vœux
Je sentais sa
présence désirant la découverte
Souhait qu’on
n’ose souffler même dans ses aveux
Je l’invoquais
dans l’ivresse de mon désir
Puis les flambeaux
ce sont brusquement allumés
Les sombres
feuillages se sont mis a frémir
LE musc, la
cannelle et le pin a embaumer
Dans L’air lourd,
je reçu le miel de ses baisers
mes mains étaient
liées ne pouvant le toucher
Par de vivantes
brides a l’écaille glaciale
La jouissance de
ce moment devenu crucial
Comme si rien
n’existait plus en ce bas monde
Son souffle, le
vent me caressait doucement
Le son des
ruisseaux me traversait comme une onde
La lune me
couvrait de ses rayons joliment
J’étais à lui
abandonnée à sa puissance
Nul homme que j’ai
connu n’avait son essence
Nulle expérience
n’ont pu atteindre ces hauteurs
Seul ce dieu peut
prétendre a de telle ardeurs
Servitude
orgasmique aux allures oniriques
Je soufflait son
nom Comme un cérémonial
Puis criant comme
dans un délire ésotérique
Me réveillais
scrutant mon corps testimonial
on en dit quoi?(com)