Jusqu’ou sommes-nous prêt à aller pour vivre
éternellement ? La vie éternelle peut-elle se bâtir sur la mort des autres ? A quoi ressemblera une société de vieux croulants aux physiques de jeunots ?

Voici un bouquin que j'ai lu voila un an mais qui vaut franchement le detour, il se lit vite, bien, c'est plein de personnes plus noires les une que les autres, le tout dans une atmosphere pesante entre description digne de la fin du monde, vaudou et génétique....Si le monde devient ainsi ca fait peur....
Dans Le goût de l’immortalité, il y a "de l’enfant mort, de la femme étranglée, de l’homme assassiné et de la veuve inconsolable, des cadavres en morceaux, divers poisons, d’horribles trafics humains, une épidémie sanglante, des spectres et des sorcières, plus une quête sans espoir, une putain, deux guerriers magnifiques dont un démon nymphomane et une, non, deux belles amitiés brisées par un sort funeste, comme si le sort pouvait être autre chose." [p. 10]
TOPO : 2304, une vielle dame revient sur sa jeunesse à travers une lettre. Elle y évoque des événements qui ont marqués sont existence, qui ont fait d’elle ce qu’elle est. On découvre alors, le parcours des personnes qui ont croisé son chemin durant cette période.
Cmatic, brillant entomologiste, envoyés en urgence en Polynésie pour y mener une enquête sur trois cas de paludisme, maladie éradiquée depuis un siècle.
Cheng, jeune paumée des bas fond au destin chaotique.
Iasmitine la mystérieuse guérisseuse du 42e étage.
Une grande partie de l’action se déroule à Ha Rebin, sorte de mégalopole tentaculaire aux grattes-ciel jouant avec les nuages jaunis par la pollution. Le niveau social des habitants est directement proportionnel à l’étage dans lequel ils vivent. Les plus démunis étant bien sur ceux qui ne peuvent même pas espérer voir la lumière du jour dans les niveaux inférieurs.
Les avis :
Catherine DUFOUR a tapé fort, très fort. Mais moi je suis maso, alors j’en redemande.
Le Goût de l’immortalité est un roman étrange et passionant.../....
Le Goût de l'immortalité est un roman de la transformation, du déclin, de la déchéance et les rapports humains, la société, les hommes et les conditions de vie n'en sont que quelques illustrations sous la plume de Catherine Dufour. Une vision très négative de notre société future mais qui dénote chez l'auteure une conscience aiguë du rôle de l'écrivain actuel entre divertissement, plaisir, électrochocs et dénonciations efficaces de nos travers et de nos errances les plus dangereuses. Un très bon roman, donc, et dans tous les cas un livre à lire si vous voulez comprendre exactement ce que veut dire écrivain polymorphe et polyvalent !
Je regretterai presque que le roman ne soit pas un peu plus long... La vie est une drogue terrible. La lecture aussi !
Une fois que l’on a pénétré dans cet enfer futur, plus rien ne surprendra le lecteur, tellement ce monde est, hélas, cohérent et possible !
Bref, une des œuvres les plus construites et réussies que nous ait proposé récemment la SF française
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Ô saisons, ô châteaux




Je vous invite a découvrir cette auteure exceptionnelle, du moins en
poésie car je connais assez mal sa bibliographie. C'est totalement par hazard que je l'ai decouverte en 2002. Hymnes à la haine fait partis de mes receuils poétiques de chevet. C'est a la fois
drole, grave et impressionnant tellement ses recits sont modernes. Vous pouvez vous retrouver et retrouver les defauts des autres que vous detestez....Dorothy a l'art de mettre le doigt sur le
petit détail effectivement énervant, tout est juste et acéré. Surtout, tout dissimule une tendresse très émouvante : l'anarchie de la dame ne cache rien, on sent bien la tristesse désabusée qui
sourd là-dessous, un désespoir élégant .
Je hais les femmes:
on en dit quoi?(com)