Samedi 3 novembre 2007
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Je sais ce n’est pas être  très doué dans l’art poétique
Mais ces rimes seront reprises de poèmes lyriques et souvent tragiques
 
L’essentiel est que le sens des mots soit compris
J’ai réfléchis et c’est pour cela que tout a été repris
 
J’avais besoin de bonheur, j’étais né pour souffrir
Esclave, je sens un cœur né pour l’amour
 
Oh, je t’aimais comme un lézard…qui pèle,
Aime le rayon qui cuit son sommeil
L’amour entre nous vient battre de l’aile ?
Eh bien, qu’il s’ôte de devant mon soleil !
 
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon cœur qui s’oublie
Aux soleils couchants
 
Moi je vis la vie a coté
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disant : « Comme il (elle) est bête »
Qu’importe j’aime la beauté
 
Laisse, laisse mon cœur s’enivrer d’un mensonge
Plonger dans tes beaux yeux comme dans un beau songe.
 
J’ai fait souvent se rêve étrange et pénétrant
D’une fille (d’un garçon) inconnue et que j’aime et qui m’aime
Et qui n’est à chaque fois, ni tout a fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore
Mais mon cœur lassé de tout même de l’espérance
Ne va plus de ses vœux importuner le sort
Et mon âme à sa recherche n’est qu’errance
 
Je ne vis qu’elle (il) était belle (beau)
Quand sortant des grands bois sourds
« Soit n’y pensons plus » disait-elle
Depuis j’y pense toujours
 
Bientôt autours de moi les ténèbres s’accroissent
L’horizon se perd avec la chose et l’être avec l’esprit
Flottent à mon souffle, et le frisson me prend
Je suis seul(e) ….
Dans mon orgueil muet, dans ma tombe sans gloire
Dussé-je m’engloutir pour l’éternité noire
Je ne te vendrais pas mon ivresse ou mon mal
 
Que mon vers soit la bonne aventure
Eparse au vent crispé u matin
Qui va fleurant la menthe et le thym
Et tout le reste n’est que littérature

 

 

 
1995
 
Hugo, Senancour, Lamartine, Corbière, Verlaine, Cros, Baudelaire et un peu moi.
par pandora publié dans : ecrits poetiques communauté : L'âme du poète
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Samedi 3 novembre 2007
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Je n’ai jamais été voulu au monde
Car dit on je suis immonde
 
De tout, j’ai peur
Et, on dit que je n’ai pas de cœur
 
                   On me disait incapable d’aimer !!
                   Quel est donc ce sentiment que j’éprouvais
 
Sourd
         A tout discours
 
                   Cela me faisait pleurer
                   Et je ne pouvais pas m’arrêter
 
Alors en mourant, j’emportai tout de moi
Tout, pour qu’on m’oublia…..
 
 
1994
par pandora publié dans : ecrits poetiques communauté : L'âme du poète
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Vendredi 2 novembre 2007
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La mort, toujours la mort, vive obsession de chacun....qu'on en a peur ou pas.....Elle vous arrache des larmes et ne vous aide pas toujours...Elle rode quand on ne s'y attend pas...brise des montagnes...C'est ainsi qu'elle est arrivé a un moment ou nous n'étions pas préparé...mais le sommes nous vraiment a quel moment qu'il soit?? Parfois on l'attend mais quand elle vient, la douleur est aussi vive....


Mon père était charismatique, fort et rien n'aurait pu l'arrêter si ce n'est ce 21 juillet 2006 alors qu'il n'avait que 46 ans ....Si on pouvait faire l'allégorie de l'excès, il en aurait été une bonne.....C'était une personne entière avec ses qualités comme ses défauts....Cultivé, très bon orateur, prêt a donner sa chemise, à risquer tout pour une personne qu'il appréciait...il n'en étais pas moins colérique, bien trop pudique sur ces sentiments et donc pas forcement démonstratif, et surprotecteur ce qui n'a, finalement, pas été très bon pour certaines personnes...Il ne semblait avoir peur de rien, se donnant entièrement a tout ce qu'il entreprenait aussi insignifiant que cela puisse être...cependant ca n' a pas toujours été très bon et l'a sans doute fatigué avant l'heure....Cela fut tel que beaucoup et peut être trop se reposaient sur ses épaules....Et c'est ainsi qu'a l'aube de son repos après une nuit de boulot bardée d'heures supplémentaires comme il avait l'habitude de faire et une semaines, un mois, une années...en heure décalées, en repos décalés...Il est rentré, s'est couché puis s'est relevé aux alentours de 12h, un peu patraque mais il a toujours mal supporter la chaleur et elle était suffocantes ces jours-ci....la fatigue somme toute pas plus pas moins que la fatigue.... Il s'est installé pour jouer sur son jeu en ligne passion éphémère qu'il partageait avec ma sœur, a été pris de douleur....Il a même regardait ma mère lui annonçant que c'était les symptôme de la crise cardiaque...Ma mère a paniqué voulait appeler un médecin...ce dernier s'est un peu fâché, ne prenant pas en compte ces symptômes refusant catégoriquement d'y accorder plus d'attention qu'il ne voulait, je discutais avec eux sur Msn ne me doutant de rien...Il a pris ma fille dans ses bras lui promettant de se baigner avec elle en fin d'après midi...jouant avec elle, la couvrant de petits baisers. Quand cette dernière s'est endormie, il est retourné dans le bureau avec ma sœur...il était en train de plaisanter quand d'un coup d'un seul il a porté les mains a son visage et est tombé sous les yeux de cette dernière...Rien a pu être fait , tout s'est mal goupillé...il n'a pas eu de chance...Tout le monde était la sauf moi....Ma fille s'est éveillée aux cris qu'il y a eu, c'est son frère qui la prise en charge...ma sœur a tenté de m'appeler en laissant ce simple message papa est tombé, quand j'ai appelé a la maison, ce sont des voix d'inconnus qui m'ont répondu en me disant que tout allait bien, de rappeler un peu plus tard....Je fus prise de panique, l'esprit tourne a 200km/h ...Je savais qu'il n'était plus la...mon compagnon n'y croyait pas ...Je suis partie en laissant tout en plan mais avec la certitude que la mort était venue le chercher...Il tentait de me dire que ca n'était surement pas si grave que ca...la fatigue, la chaleur...Et j'avais l'impression de vivre la scène d'ou j'étais...Je savais, on ne sait comment, ou et comment c'était arrivé....j'essayait de m'anesthésier l'esprit en me répétant les paroles de Mylène serais-tu là.....Quand je suis arrivée devant le portail de la maison, ma mère était en haut de l'escalier me disant juste C'est Fini....Je ne voulais pas le réaliser....Et je l'ai vu, l'effondrement...c'était vraiment FINI....



Désole pour ce texte brouillon...Ne prenez pas les choses a la légère quand vous n'êtes pas des aficionados des médecins....Je prends mon temps pour dire ce que je ressentais ....vous  le saurez....
par pandora publié dans : un peu, beaucoup de moi communauté : Les écorchés vifs
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Mercredi 31 octobre 2007


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Très tôt, Arthur Rimbaud développe un don précoce pour la poésie. Ecrivant son premier poème à l'âge de treize ans, il remporte l'année suivante le prix du Concours académique. En 1870, il fait la rencontre de Georges Izambard, alors professeur de son lycée. Il découvre avec lui la poésie parnassienne. Mais l'invasion prussienne précipite les événements. Rimbaud fugue vers Paris et, dans l'espoir d'être publié au sein du journal des Parnassiens, il expédie à Paul Demeny sa 'Lettre du voyant'. C'est finalement Verlaine qui l'accueille, bouleversé par la modernité de sa poésie. S'ensuit une relation tumultueuse qui conduit les deux poètes à une fugue anglaise. Leur amitié prend fin lorsque Verlaine manque de tuer Rimbaud d'un coup de pistolet. Par la suite, Rimbaud mène une existence vagabonde, tout en rédigeant les célèbres 'Illuminations' et 'Une saison en enfer'. Il voyage en Hollande, à Chypre pour se diriger vers l'Abyssinie où, renonçant à la poésie, il devient trafiquant d'armes. En 1885, il souffre d'une tumeur au genou. Rentrant amputé en Europe, Arthur Rimbaud s'éteint.

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Bal des pendus

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !

Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles
Se heurtent longuement dans un hideux amour.

Hurrah ! les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !

Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :

Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.

Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...

Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !

Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,

Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.

Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.

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Le coeur volé
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal :
Ils y lancent des jets de soupe,
Mon triste coeur bave à la poupe :
Sous les quolibets de la troupe
Qui pousse un rire général,
Mon triste coeur bave à la poupe,
Mon coeur couvert de caporal !

Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !
Au gouvernail on voit des fresques
Ithyphalliques et pioupiesques.
Ô flots abracadabrantesques,
Prenez mon coeur, qu'il soit lavé !
Ithyphalliques et pioupiesques
Leurs quolibets l'ont dépravé !

Quand ils auront tari leurs chiques,
Comment agir, ô coeur volé ?
Ce seront des hoquets bachiques
Quand ils auront tari leurs chiques :
J'aurai des sursauts stomachiques,
Moi, si mon coeur est ravalé :
Quand ils auront tari leurs chiques
Comment agir, ô coeur volé
Rimbaud26.jpg Ô saisons, ô châteaux
Ô saisons ô châteaux,
Quelle âme est sans défauts ?

Ô saisons, ô châteaux,


J'ai fait la magique étude
Du Bonheur, que nul n'élude.

Ô vive lui, chaque fois
Que chante son coq gaulois.

Mais ! je n'aurai plus d'envie,
Il s'est chargé de ma vie.

Ce Charme ! il prit âme et corps.
Et dispersa tous efforts.

Que comprendre à ma parole ?
Il fait qu'elle fuie et vole !

Ô saisons, ô châteaux !

Et, si le malheur m'entraîne,
Sa disgrâce m'est certaine.

Il faut que son dédain, las !
Me livre au plus prompt trépas !

- Ô Saisons, ô Châteaux !

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Ma bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ;
Mon paletot aussi devenait idéal ;
J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ;
Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées !

Mon unique culotte avait un large trou.
- Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
- Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
par pandora publié dans : reflexions et critiques livres communauté : L'âme du poète
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Mardi 30 octobre 2007
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N’est ce point très étrange
De voir passer un ange ??
 
Noel est encore loin
Et je ne crois en rien….
 
N’est ce point le message
L’amour est une cage
 
Méfie-toi disait-il !!!
Méfie-toi disait il !!!
 
Me méfier de quoi
Si ce n’est que de toi…
 
Au revoir le disais-je
Au revoir mon amour…..
 
 
1994
par pandora publié dans : ecrits poetiques communauté : Le Cercle des Passeurs de Rêve
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Lundi 29 octobre 2007
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Paul Verlaine est avant tout le poète des clairs-obscurs. L'emploi des rythmes impairs, d'assonances, de paysages en demi-teintes le confirme, rapprochant même, par exemple, l'univers des Romances sans paroles des plus belles réussites impressionnistes












Fils d'un officier Napoléonien, Paul Verlaine étudie à Paris au Lycée Bonaparte. Il travaille par la suite à l'hôtel de ville de la capitale. Supportant mal cet emploi, il fréquente les cafés et leurs poètes et commence son idylle avec l'alcool. Cette compagnie l'incite à rédiger ses premiers vers, emprunts de mélancolie, où se mêlent préciosité et personnages de la Commedia dell' Arte (' Fêtes galantes' 1869). En 1870, il fait la connaissance de Mathilde Mauté qu'il épouse. Il écrit pour elle le recueil 'La bonne chanson'. En 1871, il rencontre Arthur Rimbaud qui exerce sur sa personne une fascination telle qu'il lui sacrifie son couple et s'enfuit en Angleterre. Une dispute survenant entre eux, le contraint à tirer à coup de pistolet sur le jeune poète. Condamné pour homosexualité, Verlaine passe deux ans en prison où il rédige l'essentiel des recueils 'Romance sans paroles' (1874) et 'Sagesse' (1881), à la musicalité frappante. De retour à Paris, il sombre à nouveau dans l'alcoolisme. La mort de sa mère en 1886, le condamne à la misère, malgré l'admiration des symbolistes.
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Adieu

Hélas ! je n'étais pas fait pour cette haine
Et pour ce mépris plus forts que moi que j'ai.
Mais pourquoi m'avoir fait cet agneau sans laine
Et pourquoi m'avoir fait ce coeur outragé ?

J'étais né pour plaire à toute âme un peu fière,
Sorte d'homme en rêve et capable du mieux,
Parfois tout sourire et parfois tout prière,
Et toujours des cieux attendris dans les yeux ;

Toujours la bonté des caresses sincères,
En dépit de tout et quoi qu'il y parût,
Toujours la pudeur des hontes nécessaires
Dans l'argent brutal et les stupeurs du rut ;

Toujours le pardon, toujours le sacrifice !
J'eus plus d'un des torts, mais j'avais tous les soins.
Votre mère était tendrement ma complice,
Qui voyait mes torts et mes soins, elle, au moins.

Elle n'aimait pas que par vous je souffrisse.
Elle est morte et j'ai prié sur son tombeau ;
Mais je doute fort qu'elle approuve et bénisse
La chose actuelle et trouve cela beau.

Et j'ai peur aussi, nous en terre, de croire
Que le pauvre enfant, votre fils et le mien,
Ne vénérera pas trop votre mémoire,
Ô vous sans égard pour le mien et le tien.

Je n'étais pas fait pour dire de ces choses,
Moi dont la parole exhalait autrefois
Un épithalame en des apothéoses,
Ce chant du matin où mentait votre voix.

J'étais, je suis né pour plaire aux nobles âmes,
Pour les consoler un peu d'un monde impur,
Cimier d'or chanteur et tunique de flammes,
Moi le Chevalier qui saigne sur azur,

Moi qui dois mourir d'une mort douce et chaste
Dont le cygne et l'aigle encor seront jaloux,
Dans l'honneur vainqueur malgré ce vous néfaste,
Dans la gloire aussi des Illustres Époux !

 

 

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A Charles Baudelaire
Je ne t'ai pas connu, je ne t'ai pas aimé,
Je ne te connais point et je t'aime encor moins :
Je me chargerais mal de ton nom diffamé,
Et si j'ai quelque droit d'être entre tes témoins,

C'est que, d'abord, et c'est qu'ailleurs, vers les Pieds joints
D'abord par les clous froids, puis par l'élan pâmé
Des femmes de péché - desquelles ô tant oints,
Tant baisés, chrême fol et baiser affamé ! -

Tu tombas, tu prias, comme moi, comme toutes
Les âmes que la faim et la soif sur les routes
Poussaient belles d'espoir au Calvaire touché !

- Calvaire juste et vrai, Calvaire où, donc, ces doutes,
Ci, çà, grimaces, art, pleurent de leurs déroutes.
Hein ? mourir simplement, nous, hommes de péché


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Dernier espoir
Il est un arbre au cimetière
Poussant en pleine liberté,
Non planté par un deuil dicté, -
Qui flotte au long d'une humble pierre.

Sur cet arbre, été comme hiver,
Un oiseau vient qui chante clair
Sa chanson tristement fidèle.
Cet arbre et cet oiseau c'est nous :

Toi le souvenir, moi l'absence
Que le temps - qui passe - recense...
Ah, vivre encore à tes genoux !

Ah, vivre encor ! Mais quoi, ma belle,
Le néant est mon froid vainqueur...
Du moins, dis, je vis dans ton coeur ?





Laisse dire la calomnie
Laisse dire la calomnie
Qui ment, dément, nie et renie
Et la médisance bien pire
Qui ne donne que pour reprendre
Et n'emprunte que pour revendre...
Ah ! laisse faire, laisse dire !

Faire et dire lâches et sottes,
Faux gens de bien, feintes mascottes,
Langues d'aspic et de vipère ;
Ils font des gestes hypocrites,
Ils clament, forts de leurs mérites,
Un mal de toi qui m'exaspère.

Moi qui t'estime et te vénère
Au-dessus de tout sur la terre,
T'estime et vénère, ma belle,
De l'amour fou que je te voue,
Toi, bonne et sans par trop de moue,
M'admettant au lit, ma fidèle !

Mais toi, méprise ces menées,
Plus haute que tes destinées,
Grand coeur, glorieuse martyre,
Plane au-dessus de tes rancunes
Contre ces d'aucuns et d'aucunes ;
Bah ! laisse faire et laisse dire !

Bah ! fais ce que tu veux, ma belle
Et bonne, - fidèle, infidèle, -
Comme tu fis toute ta vie,
Mais toujours, partout, belle et bonne,
Et ne craignant rien de personne,
Quoi qu'en aient la haine et l'envie.

Et puis tu m'as, si tu m'accordes
Un peu de ces miséricordes
Qui siéent envers un birbe honnête.
Tu m'as, chère, pour te défendre,
Te plaire, si tu veux m'entendre
Et voir, encor que laid et bête.
 
 
 



par pandora publié dans : reflexions et critiques livres communauté : L'âme du poète
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Lundi 29 octobre 2007
The-Storyteller-by-dark-spider.jpg
Sous une doucereuse chaleur digne d’un été
Dans la bohème d’autrefois entourés de cafés
Les pieds trainants ne sachant trop où aller
Les yeux ouverts, l’âme en plein rêve éveillé
Les mains caressant la verdure tout près
Et quelques mots qui laissent transparaitre l’amitié
Nous étions ensemble, l’oreille attentive à l’autre
Comme si il s’agissait de pieuses paroles d’un apôtre
Nous profitions toutes deux de ce moment d’accalmie
Dans nos vies où se mêlent bonheurs brefs et ignominie
Cette langoureuse intimité pareille a un havre de paix
Nous permettait de respirer, penser et enfin parler
Parler pour partager et ainsi être comprises
Pour briser la bise qui souffle dans nos âmes et la transformer en brise
Tel celle qui soufflait durant ces instants bienheureux
A l’endroit même des poètes et des peintres tissaient leur vie en malheureux
par pandora publié dans : Eros et Thanatos communauté : L'âme du poète
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Samedi 27 octobre 2007
200px-Baudelaire1.jpgCharles Baudelaire est pour beaucoup le plus grand de tous les poètes français. Il a définit les principes créateurs de la poésie moderne, du symbolisme au surréalisme. Durant sa longue quête insatisfaite de la Beauté, il se voit constamment partagé entre l'extase et l'horreur de la Vie.

Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort à Paris le 31 août 1867, est un poète français.

Baudelaire se vit reprocher son écriture et le choix de ses sujets. Il ne fut compris que par quelques-uns de ses pairs. Dans Le Figaro du 5 juillet 1857, Gustave Bourdin réagit lors de la parution des Fleurs du mal : « Il y a des moments où l'on doute de l'état mental de M. Baudelaire, il y en a où l'on n'en doute plus ; — c'est, la plupart du temps, la répétition monotone et préméditée des mêmes choses, des mêmes pensées. L'odieux y côtoie l'ignoble ; le repoussant s'y allie à l'infect... ». Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie française, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly voyait en lui « un Dante d'une époque déchue »

Au travers de son œuvre, Baudelaire a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, la violence et la volupté (Une martyre). En parallèle de poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté du mal (Une charogne) .

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La mort des amants

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux,
Et d'étranges fleurs sur des étagères,
Ecloses pour nous sous des cieux plus beaux.

Usant à l'envi leurs chaleurs dernières,
Nos deux coeurs seront deux vastes flambeaux,
Qui réfléchiront leurs doubles lumières
Dans nos deux esprits, ces miroirs jumeaux.

Un soir fait de rose et de bleu mystique,
Nous échangerons un éclair unique,
Comme un long sanglot, tout chargé d'adieux ;

Et plus tard un Ange, entr'ouvrant les portes,
Viendra ranimer, fidèle et joyeux,
Les miroirs ternis et les flammes mortes.















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Les ténèbres

Dans les caveaux d'insondable tristesse
Où le Destin m'a déjà relégué ;
Où jamais n'entre un rayon rose et gai ;
Où, seul avec la Nuit, maussade hôtesse,

Je suis comme un peintre qu'un Dieu moqueur
Condamne à peindre, hélas ! sur les ténèbres ;
Où, cuisinier aux appétits funèbres,
Je fais bouillir et je mange mon coeur,

Par instants brille, et s'allonge, et s'étale
Un spectre fait de grâce et de splendeur.
A sa rêveuse allure orientale,

Quand il atteint sa totale grandeur,
Je reconnais ma belle visiteuse :
C'est Elle ! noire et pourtant lumineuse.















Une charogne

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d'été si doux :
Au détour d'un sentier une charogne infâme
Sur un lit semé de cailloux,

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,
Brûlante et suant les poisons,
Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique
Son ventre plein d'exhalaisons.

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,
Comme afin de la cuire à point,
Et de rendre au centuple à la grande Nature
Tout ce qu'ensemble elle avait joint ;

Et le ciel regardait la carcasse superbe
Comme une fleur s'épanouir.
La puanteur était si forte, que sur l'herbe
Vous crûtes vous évanouir.

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,
D'où sortaient de noirs bataillons
De larves, qui coulaient comme un épais liquide
Le long de ces vivants haillons.

Tout cela descendait, montait comme une vague,
Ou s'élançait en pétillant ;
On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,
Vivait en se multipliant.

Et ce monde rendait une étrange musique,
Comme l'eau courante et le vent,
Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique
Agite et tourne dans son van.

Les formes s'effaçaient et n'étaient plus qu'un rêve,
Une ébauche lente à venir,
Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève
Seulement par le souvenir.

Derrière les rochers une chienne inquiète
Nous regardait d'un oeil fâché,
Epiant le moment de reprendre au squelette
Le morceau qu'elle avait lâché.

- Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,
A cette horrible infection,
Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,
Vous, mon ange et ma passion !

Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,
Après les derniers sacrements,
Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grasses,
Moisir parmi les ossements.

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine
Qui vous mangera de baisers,
Que j'ai gardé la forme et l'essence divine
De mes amours décomposés !

par pandora publié dans : reflexions et critiques livres communauté : L'âme du poète
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Vendredi 26 octobre 2007
evu-mylene-farmer-18.jpgTout n'est qu'une vaine mise en scène
Tes faux départs sont toujours les mêmes
D'être tendu n'ajoute rien au problème
Tous tes ébats sont stériles et même
Après tout demain peut être différent
Quitte à faire vite
Je prends les devants
Ne dit-on pas qu'il vaut mieux tôt que jamais
Tu précipites
Moi je prends mon temps

Pas de doute ainsi c'est sans doute une fuite
Mais te décharger de tout c'est illicite
Pas de doute ami, là tu t'emballes
Quand tu n'as plus ta tête, tu fais tout trop vite;

Pas de doute ainsi c'est sans doute une fuite
Mais te décharger de tout c'est illicite
Pas de doute ainsi c'est bien normal
Quand tu n'as plus ta tête, c'est toi qui précipites

Tout n'est qu'une vaine mise en scène
Tes va et vient sont toujours les mêmes
Ton point de vue tordu sur le sexe faible
S'effondre un rien dans un cas pareil
Après tout c'est bien là ton tempérament
Dès qu'on réplique
Toi tu fous le camp
Ne dit-on pas qui ne tente rien n'a rien
Je suis stoïque
Mais plus pour longtemps
par pandora publié dans : boite a musique communauté : Les écorchés vifs
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Mercredi 24 octobre 2007

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Je ne ressents meme plus de haine...Je suis morte et amorphe,je pleure encore mais les rivières s'assèchent peu a peu...Pourquoi, Comment? La resignation,
la lassitude je suis morte....je n'ai plus envie de rien...si peut etre si il n'y avait pas les enfants j'aurai envie de fermer les yeux a tout jamais pour pourrir au fond d'un trou...Je suis triste, je suis vide....J'etouffe entre mes contradictions et les reproches...La puce, la petite femme est morte ne reste qu'une conne aigrie et sombre...J'aurai aimé croire que tu m'aimes comme tu me le dis mais je t'ai cru auparavant et rien n'a changé...Et rien ne changera car si cela avait été le cas nous aurions déjà changé...Comment pourrais tu raviver quelqu'un de mort...Je n'espere plus rien des lendemain...je vis  jour après jour au jour le jour...A vouloir croire sans y croire...Je n'ai plus rien a donner ....Je suis morte...Comment peux tu encore me demander après avoir tué mon amour que je te pardonne...je n'y arriverai pas malgré tes larmes, malgré tes supplications...Je suis morte....tu as eu raison de moi, et tu ne peux guerir une blessure mortel...je suis morte ...Tu savais que les mots sont pour moi sacrés alors pourquoi as tu prononcé Je ne t'aime plus...Oui je veux que tu partes....Rien ne semblera  changer les choses...parce que je suis morte1180766927.jpg
par pandora publié dans : pensée communauté : Les écorchés vifs
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